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Les enfants de la baie

Résumé
J’ai senti de toute mon âme la brûlure de cette vie consumée par le manque. Cette attente si vraie soulevait d’innombrables questions et, pour la première fois, depuis longtemps, j’étais moi-même rattrapé par un manque à combler : je désirais plus que tout rencontrer Helen Svenson. Je voulais contempler la chair endolorie de cette femme. Je voulais connaître son temps à elle. Son attente. Son absence. Son silence. Je voulais sa vérité. Elle avait rendu si ténue cette frontière entre le monde fictionnel et le monde réel que je me sentais autorisé en tant que lecteur à connaître de sa vie la raison ou la folie qui l’avait contrainte à écrire.
Durée: 3h. 36min.
Édition: Genève, Encre fraîche, 2019
Numéro du livre: 67817
ISBN: 9782970129912

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Lu par : Anik Friederich
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Résumé:Un étranger, allemand, s'installe dans le hameau de Courtillon, perdu dans la campagne française, pour se remettre d'un chagrin d'amour. Dans ce petit village, il observe les habitants et est rapidement mis au fait des drames du passé et du présent.
Lu par : Denise von Arx
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Résumé:En 2001, le narrateur, 21 ans, fuit ses proches en catimini. Il a bien laissé une lettre qu'il déchire. Ils n'en sauront pas plus. Ni où il est, ni ce qu'il fait. Il quitte son enfance sans regrets. Il fuit Genève pour Lausanne, arguant que ses parents sauront bien faire le deuil de lui comme ils l'ont fait de son frère mort un an auparavant dans un accident de voiture. Ses errances dans la capitale vaudoise lui ouvrent les portes de tous les mondes, des plus alternatifs aux plus communs. La vie de tous les jours défile entraînant des lambeaux d'enfance, des souvenirs du frère défunt, des mots de ses parents qui résonnent encore dans sa tête. Prisonnier de lui-même, le narrateur cherche à se construire. Si le détachement est sa planche de salut, la solitude est le moyen d'y parvenir. Ainsi, le narrateur se met à regarder le monde comme un ethnologue. Les descriptions s'enchaînent, vidant le quotidien de sa substance.
Lu par : Evelyne Rochat
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Résumé:Cette petite musique qui fait la réussite d'un récit, cette écriture qui module sur les notes grises du quotidien et nous saisit plus que tout artifice de style, ce souffle régulier, obstiné, dans le parcours d'un microcosme, Michel Bühler les maîtrise de la première à la dernière page de La Parole volée. Les saisons montent et descendent comme un lent mouvement de marée. Les montagnes se rapprochent et s'éloignent selon les brumes, tantôt barrières qui claquemurent, tantôt promesses d'espace. Des hommes passent de l'usine au café, de la bourrasque de neige à la cuisine, incapables, par timidité, de s'exprimer sur leur travail, ni sur l'angoisse de le perdre. La moindre discussion briserait un équilibre morne et délicat. La vie quotidienne de Sainte-Croix, son langage, son cadre naturel, sa manière de penser, ses mythes, ses surnoms, ses lieux, l'articulation entre les autochtones, les frontaliers et les immigrés, ne sont pas décrits mais éprouvés, intériorisés, invoqués avec une sourde magie, si bien que peu de localités de notre pays et aucune communauté ouvrière si précisément désignée n'ont jamais été peintes avec cette vérité par un écrivain romand. À cet égard, "La Parole volée" fait date dans notre histoire littéraire, comble un manque, inscrit Bühler dans la plus haute tradition du roman social.
Durée : 4h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 4032
Résumé:Un fait divers qui prend figure de symbole. La location d'une maison de vacances par des Genevois en Calabre. Et, tout à coup, les heurts, les malentendus, la tragi-comédie de ce qu'on appelle le choc des sociétés.